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Présentation des équipes locales

La mise sur pied d’une équipe diocésaine de formation des leaders paroissiaux a nécessité depuis déjà trois ans une réflexion en profondeur sur la réorganisation des milieux paroissiaux, en tenant compte de la vocation de tout baptisé, sa place et sa mission dans l’Église d’aujourd’hui.

Cette réflexion fut enrichie d’une relecture constante de l‘expérience pilote vécue dans un secteur donné soit Forestville, Colombier et Portneuf. Nous voici maintenant en mesure de décrire avec plus de clarté ce qu’est l’équipe locale.

Le présent document développe dans un premier temps, les différentes étapes de la formation de l’équipe, ses lieux d’expérience pilote de même que la mission spécifique sous-tendant ce projet.

Dans une deuxième partie, le texte expose la responsabilité de chacun des membres de l’équipe, puis renseigne sur diverses modalités quant à la procédure de nomination et la durée de l’engagement de ses membres.

Avant de conclure, une description du rôle du prêtre et de l’agent de pastorale était indispensable puisqu’ils sont chacun à leur manière des acteurs importants dans la vie de toute communauté chrétienne.

Vous pouvez télécharger le document de présentation suivant.

Présentation des équipes locales
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Une communauté responsable d'elle-même

Rendre la communauté paroissiale responsable d’elle-même, afin que l’Évangile soit proposé dans le milieu, en vue de faire des disciples de Jésus; voilà énoncé l’objectif des équipes locales maintenant mises en place dans quelques paroisses du diocèse.

Une communauté responsable d’elle-même. Qu’est-ce à dire? Sinon que la responsabilité dans l'Église est celle de tous les baptisés, sans exception. L’exhortation apostolique de Jean-Paul II, « Vocation et mission des laïcs » affirme que « Les fidèles laïcs, précisément parce qu'ils sont membres de l'Église, ont la vocation et la mission d'annoncer l'Évangile » ( no 33). Cette annonce n’est pas réservée aux seuls spécialistes de la pastorale que sont les clercs et les agents, agentes de pastorale.

D’où vient donc cette responsabilité conférée aux laïcs? Le sacrement de baptême a fait de chacun et chacune de nous des consacrés, des gens liés au Seigneur Jésus; saint Paul dit même que tous ensemble, nous sommes devenus les « membres du Christ ». Lors du baptême, le prêtre marque le baptisé du saint chrême et prononce la prière suivante : « Vous qui faites maintenant partie de son Peuple, Il (Dieu Père, Fils et Esprit) vous marque de l'huile sainte, pour que vous demeuriez éternellement les membres du Christ, prêtre, prophète et roi. » Cette affirmation dit quelque chose de l'Église tout entière. Elle dit que tous partagent la même grâce, celle du Christ, qui donne à tous la même dignité : Prêtre, Prophète et Roi.

Prêtre
Quand on pense au prêtre, à sa tâche, à sa fonction, ce qui nous vient spontanément à l’esprit c’est l’offrande, la célébration des sacrements, la prière; il est celui qui nous aide à nous rapprocher du Seigneur.

Le baptisé pour sa part offre sa personne, sa vie, ses activités au Seigneur. C'est la dimension prière, offrande, sacrifice. Comme baptisés, « toutes nos activités, nos prières, et notre engagement apostolique, la vie conjugale et familiale, nos labeurs quotidiens, nos détentes d’esprit et de corps, s’ils sont vécus dans l’Esprit de Dieu et même les épreuves de la vie, pourvu qu’elles soient patiemment supportées, tout cela devient “offrande spirituelle, agréable à Dieu par Jésus-Christ” (1 P 2, 5) ». (Vocation et mission des laïcs, no 34)

La vocation sacerdotale - de prêtre - est la dimension verticale qui nous incite à tourner notre cœur vers Dieu pour lui présenter le monde.

Quel lien fait-on avec les équipes locales? Parmi les responsabilités qui incombent à l’équipe locale, il y a le domaine de la PRIÈRE ET LITURGIE. Le ou la responsable et le sous-comité de ce domaine portent le souci d’annoncer l’Évangile par la célébration du culte qui revient à Dieu au moyen de la prière et de la liturgie. Ils ont donc à tout mettre en œuvre pour que la prière et la liturgie deviennent des lieux de rencontre avec Jésus Christ le Seigneur.

Prophète
Le Petit Robert définit le prophète comme étant une personne qui prédit l’avenir. Selon Benoît Fortin, capucin, le prophète est quelqu’un qui connaît Dieu et qui connaît le monde. Il est celui qui met l’espérance en marche, ajoute-t-il. Le prophète est appelé à témoigner du Christ, à annoncer les valeurs de l’Évangile dans la vie de tous les jours.

Le baptisé devient au cœur de son milieu, sa famille, son travail, ses amitiés, porteur d’une Bonne Nouvelle qui s’inspire de l’Évangile. Il cherche à mieux connaître la Parole de Dieu, se laisse toucher et séduire par elle afin d’en être un messager et un témoin du Christ au milieu de ce monde.

Nous découvrons ici toute l’importance de réfléchir, d’étudier et d’approfondir la Bible et les textes publiés par l’Église afin de demeurer Bonne Nouvelle dans notre vie de tous les jours. Nous deviendrons ainsi des familiers de la Parole de Dieu et nous pourrons mieux éclairer notre vie et celle des autres. Cette Bonne Nouvelle réchauffera le cœur du prochain en lui révélant l’amour de Dieu pour lui. C'est la dimension témoignage, enseignement, annonce de la foi.

Si nous revenons à l’équipe locale, le domaine de l’ANNONCE DE LA FOI s’apparente à cette vocation prophétique reçue au baptême. Le ou la responsable et son sous-comité portent le souci d’une catéchèse d’éveil à la foi chrétienne, d’une catéchèse d’initiation et d’une catéchèse permanente.

Roi
Dans l’Ancien Testament, le roi était celui qui, en temps de guerre, assurait la victoire. Dans les périodes de paix, il s’occupait des pauvres, des petits, des malades. D’où la volonté de faire de Jésus un roi qui venait sauver.

Roi, veut dire consacré à transformer le tissu du monde, fût-il le plus païen, en le rendant plus humain, plus fraternel, chacun selon ses possibilités. C'est la dimension du service, du vivre la charité ou du gouvernement.

La vocation royale est la dimension qui nous incite à nous tourner vers le monde afin de faire avancer le Royaume de Dieu sur la terre. Pour vraiment marcher sur les pas de Jésus, le baptisé manifeste une option préférentielle pour les pauvres, les démunis et les souffrants de tout genre. Le verre d’eau offert, le service rendu, l’aide aux démunis, le support financier à des oeuvres de charité en sont des manifestations tangibles. La fonction royale consiste à rassembler hommes et femmes dans l’amour et à l’intérieur de communautés de disciples de Jésus, promouvoir la dignité de la personne humaine et bâtir une société plus juste.

Les responsables de SOLIDARITÉ ET PARTAGE trouvent amplement matière à réflexion afin de concrétiser leur engagement dans ce domaine.

Ainsi la mise en place des équipes locales prend tout son sens dans la vocation du baptême faisant de nous une nation sainte, membres du Christ, prêtre, prophète et roi.

Denise Gagné, s.s.c.m., Projet des équipes locales


L’ÉQUIPE LOCALE EST UN CHEMIN

Ce qui séduit dans le projet des équipes locales, c’est de voir comment on vivifie le témoignage de foi pour que personne ne se sente abandonné de Dieu. Là où il y a quelques chrétiens, on essaie de faire communauté. La communauté locale est un lieu de tissage de liens sociaux qui témoigne de la possibilité d’être frères et soeurs dans le monde d’aujourd’hui.

L’équipe est un chemin. Chacun de ses membres est appelé à vivre et à partager les trois pôles de la communauté chrétienne : l’annonce de la foi, la prière et la charité. Il y a une grande différence entre une équipe « pour faire » et une équipe « pour être ». Il est important de valoriser les temps de prière entre membres de l’équipe, il faut d’abord vivre de sa foi pour pouvoir la partager. « Je n’avais jamais parler de ma foi avant aujourd’hui, confiait un membre. Ça représente tout un défi pour moi ! » Dans l’équipe, on apprend à rassembler un peu tout ce qu’on a vécu pour faire l’unité dans sa vie. C’est la première communauté de la communauté.

Le quotidien des communautés est tout simple, il consiste à montrer aux gens qui nous entourent qu’il y a encore des chrétiens parmi eux. Les gens voient les membres des équipes et les reconnaissent comme chrétiens.

L’équipe locale n’existe pas pour elle-même, elle a constamment à se demander : « La vie chez nous, elle appelle quoi ? Pour qui sommes-nous là ? Comment aider les gens à atteindre leur pleine humanité ? » Pour répondre à cela, l’équipe a une structure souple. Elle est formée d’un(e) délégué(e) pastoral(e) et de responsables de : ANNONCE DE LA FOI, PRIÈRE ET LITURGIE, SOLIDARITÉ ET PARTAGE, ainsi que d’un représentant du Conseil de fabrique. Les responsables des pôles ne font pas nécessairement tout, ils laissent de l’espace à d’autres personnes du milieu. L’objectif est de multiplier les acteurs. Il y a bien sûr des difficultés de relations dans les équipes : des gens critiquent, certains ont peur d’appeler, d’interpeller les autres; d’où l’importance de relire leur vécu à la lumière de l’Évangile.

L’équipe va vers les personnes pour que chacun devienne ce à quoi il est appelé. Elle se demande constamment : « Chez nous, autour de nous, est-ce que nous voyons des détresses et comment pouvons-nous vivre la proximité avec ces personnes souffrantes ? » Grâce à l’équipe locale, l’Église redevient proche des gens. Par exemple, lors des décès, des équipes vont rencontrer les familles chez elles et les accompagnent. Cette démarche est fort appréciée dans une épreuve.

On remarque l’effort qui est fait de raviver la vie communautaire, d’assurer une proximité avec les gens, de s’ouvrir à eux, d’aller vers eux et de créer des liens. Pour que ce projet s’enracine dans les milieux, il faut constamment rappeler aux équipes la nécessité de se rencontrer, de prier ensemble, de regarder ce qui se vit dans le milieu pour s’y engager au nom de leur baptême.

Propos recueillis par Christine Desbiens lors d’un échange de l’équipe diocésaine avec l’abbé André Talbot et Mme Gisèle Bulteau du diocèse de Poitiers.

AUTRE VISION D'ÉGLISE, AUTRE VISAGE D’ÉGLISE

« Par le moyen de l'évangélisation, l'Église se construit et se forme comme communauté de foi; plus précisément, comme communauté d'une foi confessée dans l'adhésion à la Parole de Dieu, célébrée dans les sacrements, vécue dans la charité ». (Exhortation apostolique Vocation et mission des laïcs, no 33). Lors de l’implantation du projet des équipes locales dans un milieu, la première rencontre d’information revêt une grande importance. Elle consiste à présenter l'équipe locale comme étant un groupe au service de la communauté paroissiale permettant à chaque baptisé de mieux vivre sa mission et de témoigner de l'Évangile. Pour bien accomplir son service, l'équipe doit avoir une organisation basée sur les dimensions essentielles de la mission de Jésus puisées dans le livre des Actes des Apôtres : « Les premiers chrétiens étaient assidus à l'enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Act 2, 42).

La présentation de ce projet amène les participants à prendre davantage conscience que « la responsabilité de l'annonce de l'Évangile n'est plus l'affaire des seuls spécialistes, mais une charge collective dans laquelle tous les chrétiens sont impliqués » (Jean Rigual, Le courage de la mission). Au cours de cette même soirée, il y a présentation de l'organigramme et explication de la structure de l'équipe. Les questions ne tardent pas à surgir: « Serons-nous capables? Aurons-nous des personnes qui voudront s'impliquer? Nous avons déjà un CPP, qu'est-ce que cela vient changer? ». Autant d'interrogations qui manifestent un intérêt à en savoir davantage.

Dans chacun des milieux, nous sommes en présence de personnes qui s'interrogent et en même temps se montrent intéressées à approfondir le sens de leur mission de baptisés. Ils manifestent aussi la volonté de continuer à bâtir une communauté vivante. Partout, saisissant l'ampleur de la tâche, le besoin de formation est exprimé. Chez certains, l'accent sera mis sur les relations humaines, chez d'autres on voit la nécessité de réfléchir en profondeur sur le sens de la communauté.

Avec la mise sur pied des équipes locales, on sort d'un modèle où tout repose sur les permanents, pour élargir la responsabilité de l'évangélisation à tous les baptisés. Comment convaincre ceux-ci de leur responsabilité tandis que des mandatés s'activent dans le milieu? Voilà le défi avec lequel nous avons à vivre et à discerner ensemble.

« Nous assistons à un virage important dans notre Église, affirme Mgr Morissette. Nous sommes en train de sortir d'une vision d'Église de service pour entrer dans une autre plus communautaire. Ces équipes ne sont pas mises sur pied pour assurer tous les services dans la paroisse mais plutôt pour faire connaître la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. »

La dimension missionnaire est sous-jacente à cette nouvelle réorganisation. Ce dernier élément est sans contredit le plus important sur lequel il nous faut insister afin d’assurer la mise en œuvre de l’équipe et sa réussite car le danger est grand de se conforter dans ce qui existe déjà. « Pourquoi tous ces changements? demande un participant, nous sommes déjà organisés ».

Saisir le véritable sens de la communauté, consentir à une démarche de foi, reconsidérer son engagement baptismal, voilà certains aspects sur lesquels les participants et participantes sont invités à réfléchir graduellement. Chaque milieu progresse à son rythme. Chaque communauté chrétienne a son histoire, il faut la respecter tout en proposant un « Va plus loin » qui bâtit l’avenir de notre Église.

Denise Gagné, s.s.c.m., Projet des équipes locales

 

 

 


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