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L’Église et l’environnement


La protection de l’environnement est un enjeu de la société actuelle. Elle revient à l’avant-scène de tous les projets de barrages hydroélectriques, d’exploitation forestière ou minière, ainsi qu’à toutes les étapes des projets pétroliers. Pensons aux débats qui entourent le projet de mine d’uranium près de Sept-Îles, l’extraction du gaz naturel dans le fleuve Saint-Laurent ou du pétrole à l’Île d’Anticosti. La protection de l’environnement est devenue une question incontournable pour assurer notre qualité de vie.

Notre Église a pris conscience que sa mission ne pouvait évacuer ce souci. Quand nous parlons de qualité de vie et de protection de l’environnement, nous cherchons à éviter la destruction des conditions écologiques qui peuvent compromettre l’avenir de l’humanité. En ce sens, Benoît XVI insiste dans son encyclique Caritas in Veritate : « L’Église a une responsabilité envers la création et doit la faire valoir publiquement aussi. Ce faisant, elle doit préserver non seulement la terre, l’eau et l’air comme dons de la création appartenant à tous, elle doit surtout protéger l’homme de sa propre destruction. » ( no 51)

L’Église exerce une part de sa responsabilité en faisant connaître le trésor de la Parole révélée et son interprétation. Elle nous renvoie ainsi à des dimensions centrales de notre existence : notre relation à Dieu, notre relation aux autres, le regard que nous portons sur nous-mêmes.

Dieu et la création

Au livre de la Genèse, nous retrouvons l’affirmation que c’est la Parole de Dieu qui a lancé l’univers, l’être humain et toutes les autres créatures dans l’existence : « Que la lumière soit ! Et la lumière fut. » (Gn 1, 3) Ce geste de Dieu crée un lien très étroit entre lui et sa création. En Colossiens (1, 15-20), Paul dit de Jésus Christ, Parole de Dieu : « Tout a été créé par lui et pour lui et que tout subsiste en lui. » Le prologue de saint Jean reprend cette même vision : « C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. » (Jn 1, 3) Ce geste de Dieu crée aussi une séparation entre le créateur et sa création qui a son autonomie propre devant Dieu. La nature n’est pas Dieu tout en ayant une origine sacrée qui vient de Lui. Comme l’artiste exprime une partie de lui-même à travers son œuvre, Dieu parle de lui-même dans sa création. Il y laisse une marque de sa présence. Nous pouvons dire que nous voyons un reflet de la richesse et de la beauté de Dieu à travers le don de la création. La respecter, c’est respecter Dieu. Toute forme de destruction de la nature est donc une attaque à son auteur, Dieu.

L’être humain

«Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance,» dit Dieu. Nous ne sommes pas un atome perdu dans un univers de hasard. Nous sommes une création de Dieu. Comme être humain, nous sommes ainsi du côté de Dieu par notre esprit. Nous sommes aussi modelés du sol comme un potier le fait : « Alors Yahvé Dieu modela l’homme avec la glaise du sol. » (Gn 2, 7) Ce fait nous place en même temps du côté de l’univers par notre corps.

Tout en étant liés au mystère de Dieu, nous le sommes aussi aux conditions qui font l’environnement de l’univers. Nous faisons route avec la nature dans le temps et l’espace en cheminant vers notre face à face avec Dieu. Le respect et la conservation de notre environnement sont essentiels pour nous garder en bonne santé: un esprit sain dans un corps sain.

Gérance de la création

Nous avons la responsabilité de la gérance de la création : « Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde. » (Gn 2, 15) Nous avons là le concept du développement durable que nous recevons des mains de Dieu lui-même. Travailler le sol est synonyme de développer. Garder implique la réalité durable. L’environnement est l’habitat de notre vie avant d’être un lieu de ressources.

Nous avons des conversions à faire pour mettre Dieu, la création et nous-mêmes dans une juste interrelation. Quand chacun est à sa place, il est plus facile de faire les bons choix pour maintenir un bel environnement et ainsi favoriser notre habitat humain.

Nous prendrons prochainement nos vacances et passerons probablement un temps dans la nature; n’oublions pas de la respecter comme don de Dieu. Je vous souhaite un bon temps de repos en Lui!


+Jean-Pierre Blais
Évêque du diocèse de Baie-Comeau








Prendre le tournant missionnaire


Les 13 et 14 mars 2014, les évêques québécois et quelques collaborateurs et collaboratrices ont fait le point sur le tournant missionnaire des communautés chrétiennes du Québec. L’exhortation apostolique « La joie de l’Évangile » du pape François a été le document de référence pour soutenir notre réflexion et cerner les nouveautés offertes à l’Église pour l’évangélisation.

Trois évêques panélistes ont mis la table en dégageant de l’exhortation les faits saillants qui peuvent aider notre Église à prendre le tournant missionnaire, mais aussi les éléments qui correspondent à ce qui se vit déjà.

Mgr Jean Gagnon, évêque de Gaspé, a présenté quatre éléments : des convictions et des attitudes à acquérir pour l’évangélisation, par exemple, la joie d’être chrétien et une passion pour le peuple; la conversion missionnaire de nos institutions comme apprendre à aller vers les autres et la mission de proximité de nos paroisses; l’annonce de la foi dont la catéchèse paroissiale est notre meilleure expérience; la pertinence de se donner des ministères orientés explicitement vers l’évangélisation.

Mgr Lionel Gendron, évêque de Saint-Jean-Longueuil, nous a partagé sa conviction de foi : « Au désert, Dieu a appauvri et humilié son peuple pour voir s’il avait la force de l’accueillir. » Du chapitre de l’exhortation Évan-gélisateurs avec Esprit, il a fait ressortir que nous avons à laisser l’Esprit agir en nous, puisque le Père fait tout par ses deux mains que sont sa Parole en Jésus et l’Esprit. Quel est le chemin que le Seigneur demande ? Le pape répond qu’il faut faire participer toute la communauté diocésaine à cette démarche missionnaire « parce que le troupeau lui-même possède un odorat pour trouver de nouveaux chemins». (no 31) Ce que nous faisons doit être audacieux et créatif.

Mgr François Lapierre, évêque de Saint-Hyacinthe, a pointé l’intervention sociale. Il a attiré notre attention sur la question de la nouveauté de l’Évangile. Quelle est-elle? La véritable nouveauté est celle de Dieu lui-même. La mission est l’action de Dieu pour son peuple : « La première annonce ou kérygme a un rôle fondamental qui doit être au centre de l’activité évangélisatrice et de tout objectif de renouveau ecclésial. Le kérygme est trinitaire. » (no 164) Il devient donc essentiel de prendre soin des plus fragiles de notre société : les sans-abris, les réfugiés, les personnes âgées, les migrants, les femmes violentées et les personnes à naître. Si on ne s’occupe pas d’eux, on les place dans une situation d’exclusion sociale. Dans l’engagement communautaire, le défi est de dire non à l’exclusion.

Nous avons fait écho aux panélistes en exprimant nos désirs, nos impuissances et notre espérance. Les principaux désirs touchaient la proximité et le dialogue (aller vers les autres, établir des relations), ainsi que la réponse à nos soifs humaines. Les impuissances ont mis en lumière nos replis sur nous-mêmes, nos inquiétudes, nos souffrances devant l’énormité de la tâche et nos pauvretés face à l’appel de Dieu. L’espérance a surgi de notre conviction que notre monde est habité par Dieu et que l’Esprit Saint est avec nous. L’Esprit guide et soutient les baptisés dans la réalisation du projet de Dieu. Nous devons apprendre à discerner l’action de Dieu à l’œuvre dans notre monde et dans l’Église, son peuple. Pour entrer davantage dans cette espérance, nous devons nous engager sur des chemins de conversion de nos mentalités.

Le dernier droit de notre session nous a permis de mieux cerner la réalité de disciple missionnaire que le pape François met de l’avant. Nous avons fait un retour sur nos pratiques pour un tournant missionnaire et sur les changements de perception face à la communauté chrétienne. On a souligné les pas déjà réalisés dans ce sens : expériences paroissiales de solidarité avec les pauvres, prise en charge par des laïcs de l’animation paroissiale grâce aux équipes de communautés locales, cellules d’évangélisation et groupes d’adoration.

Invitée avec un collègue à réagir à nos échanges, Anne Fortin, théologienne et professeure à l’Université Laval, a proposé une grille de lecture en partant de la Trinité comme un mode de vie à choisir. Je présente brièvement sa grille : le désir de Dieu est que l’humanité ait la vie et une vie en alliance avec Lui. Dieu est au service du monde. Il envoie Jésus avec son Esprit et son peuple pour le service du monde et surtout des plus pauvres. Nous devons nous engager pour et avec les pauvres; nous sommes de ces pauvres. Notre vie est à donner pour le monde et ses pauvres. Ce don nous amène nécessairement au Vendredi Saint avec le Christ.

Cette session n’apporte pas une conclusion sur la réalité du disciple missionnaire; elle a plutôt ouvert un chantier à mettre en place dans notre diocèse. Nous sommes invités à poursuivre ensemble notre réflexion sur notre Église missionnaire en nous questionnant avec le pape François sur ce que signifie être disciple missionnaire.


+Jean-Pierre Blais
Évêque du diocèse de Baie-Comeau








Un chemin de vie: le Carême


Les olympiques d’hiver de Sotchi de 2014 nous ont tenus en haleine durant plusieurs jours. Regarder des hommes et des femmes dépasser leurs limites au prix de grands efforts a provoqué notre admiration et a été source d’inspiration.

J’ai été particulièrement fasciné par la complexité de la préparation des patineurs de vitesse courte piste. Pendant des années, ces athlètes lèvent des poids et des haltères avec leurs jambes pour leur donner plus de force et les rendre capables de pousser le corps vers l’avant. Ils font de la course à pied pour augmenter leur endurance. Ils passent des heures sur la glace pour maîtriser les techniques de patinage sur une piste ovale apprenant à tourner en laissant glisser leurs patins tout en penchant leur corps sur la gauche jusqu’à appuyer leur main gauche sur la surface glacée pour garder leur équilibre. Leur but est d’arriver à une parfaite synchronisation de leur coup de patins, du déplacement de leur corps et de l’application des techniques pour une efficacité maximale afin de gagner la course.

L’ensemble de la préparation de ces athlètes a pour objectif ultime de remporter la victoire. Toute la préparation que le carême nous propose est de nous associer à la victoire de la vie sur la mort avec Jésus de Nazareth mort et ressuscité. Jésus de Nazareth, Parole de Dieu, va nous accompagner de sa lumière victorieuse de la mort dans notre marche sur notre chemin de vie.

Je vous propose de consacrer le temps de votre carême en communauté chrétienne à un travail de réouverture à Dieu et aux autres pour mieux accueillir le don de la vie de Dieu puisque Dieu est la vie manifestée en Jésus de Nazareth. Saint Jean le dit ainsi : « La vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. » (1 Jn 1, 2) Je vous invite à travailler cette ouverture au don de la vie de Dieu en l’enracinant dans la vie de Jésus, Parole de Dieu.

Jésus, le Christ, nous propose trois attitudes à pratiquer pour rester ouverts à Dieu et aux enseignements de la vie de Jésus : la prière, le jeûne et l’aumône.

J’attire votre attention sur un élément d’une vie de prière : être là où Dieu me veut. À ce sujet, saint François de Sales écrivait à sainte Jeanne de Chantal : « Si une statue, que l’on aurait mise dans une niche au milieu d’une salle, avait un discours et qu’on lui demandât : “Pourquoi es-tu là ?” Elle répondrait : “Parce que le statuaire, mon maître, m’a mise ici.” “Et pourquoi ne remues-tu point ?” “Parce qu’il veut que je demeure immobile”. “Mais tu ne le vois pas ton maître.” “Non dira la statue, mais il me voit et prend plaisir à ce que je sois là où il m’a mise.” » La prière me conduit à cette sainteté d’être là où Dieu me veut.

Le jeûne est la suspension d’une activité humaine pour m’ouvrir à une autre activité afin de mieux rencontrer le Christ et Dieu, notre Père. Je suspends une partie de cartes pour me joindre à un groupe de partage de la Parole de Dieu. Je suspends le bingo pour aller célébrer l’Eucharistie.

L’aumône est de donner au Christ à travers le pauvre : « (…) l’Église offre son service, sa diakonia, pour répondre aux besoins et soigner ces plaies qui enlaidissent le visage de l’humanité. Nous voyons dans les pauvres et les laissés-pour-compte le visage du Christ ; en aimant et en aidant les pauvres, nous aimons et nous servons le Christ. » (Pape François, message du Carême 2014)

À travers les cinq dimanches du Carême, l’Église nous présente des événements de la vie de Jésus où il nous soutient dans notre ouverture à Dieu. L’épisode des tentations de Jésus au désert nous enseigne la meilleure façon de vivre en Fils et Fille de Dieu. Avec la transfiguration, Dieu, notre Père, nous montre à travers l’humanité de Jésus la beauté d’être créé à l’image de Dieu dans une relation de fils et fille avec Lui. Dans la rencontre de Jésus avec la Samaritaine, nos propres soifs nous sont révélées; c’est Jésus qui peut les apaiser : « mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif. » (Jn 4, 14) Avec la guérison d’un aveugle de naissance à la sortie du temple de Jérusalem, Jésus se présente comme l’envoyé de Dieu qui donne la capacité de voir le mystère Dieu. L’intervention de Jésus, dans la résurrection de Lazare, le confirme comme donneur de la vie : « Moi je suis la résurrection et la vie ». (Jn 11, 25) Ce geste de Jésus nous conduit au seuil de la Semaine sainte.

Je souhaite donc à chacun et chacune un bon Carême 2014! Que notre existence personnelle et communautaire passe un peu plus en Dieu cette année.


+Jean-Pierre Blais
Évêque du diocèse de Baie-Comeau








La Bible : une nouvelle traduction


L’édition canadienne de La Bible, traduction officielle liturgique est maintenant disponible. Il existe de nombreuses traductions de la Bible, alors pourquoi en ajouter une? « Parce qu’elle répond à un besoin spécifique, celui de la proclamation dans la liturgie, mais aussi dans les groupes bibliques et la catéchèse », explique le Père Henri Delhougne, o.s.b. qui a coordonné ce projet international. Le travail de traduction a duré dix-sept ans et a requis l’intervention de soixante-dix spécialistes : exégètes, biblistes et linguistes y ont travaillé en collaboration avec les évêques de langue française à travers le monde dont ceux du Canada.

La Bible, traduction officielle liturgique est la première traduction intégrale qui soit spécifiquement une œuvre de l’Église catholique. Elle entrera progressivement en vigueur dans la liturgie catholique romaine, au fur et à mesure que les lectionnaires seront révisés.

Pour saisir l’enjeu de cette nouvelle traduction officielle liturgique, il nous faut remonter aux attentes du Concile Vatican II sur la Parole de Dieu. Le principe fondamental a été de donner une place plus importante à la Parole de Dieu à l’intérieur de la messe et des autres sacrements. Un autre principe était de célébrer cette Parole pour elle-même à l’intérieur de célébrations prévues à cette fin en utilisant la langue populaire.

La constitution sur la liturgie a insisté sur l’importance de la Parole de Dieu pour assurer la qualité de la liturgie. Nous y lisons au numéro 24 : « Aussi, pour procurer la restauration, le progrès et l’adaptation de la liturgie, il faut promouvoir ce goût savoureux et vivant de la Sainte Écriture dont témoigne la vénérable tradition des rites aussi bien orientaux qu’occidentaux. »

Comme le rappelle la constitution dogmatique sur la révélation divine, les traductions deviennent nécessaires pour donner toute son importance à la Parole de Dieu: « Comme la parole de Dieu doit être à la disposition de tous les temps, l’Église, avec une sollicitude maternelle, veille à ce que des traductions appropriées et exactes soient faites dans les diverses langues, de préférence à partir des textes originaux des Livres Sacrés. » (No 22)

Dans la revue Vivre et célébrer (Hiver 2013), Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours et président de la Commission épiscopale française pour la liturgie et la pastorale sacramentelle, précise le soutien que le pape Jean-Paul II a donné à cette nouvelle traduction : « Le 20 mars 2001, le Saint-Père a approuvé une instruction préparée par la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements. L’instruction Liturgicam authenticam constate et souligne le succès du renouveau liturgique promu par le Concile. Elle insiste cependant sur la nécessité de veiller à la garantie de l’unité du rite romain sur le plan mondial. Elle invite donc l’ensemble des conférences épiscopales à mettre en chantier une nouvelle édition des textes liturgiques en commençant par les textes bibliques. » L’exactitude et la fidélité des traductions en diverses langues au texte original latin est le principe qui garantira le mieux l’unité du rite latin.

Pour faciliter l’assimilation des textes, il devient logique d’en favoriser également l’usage en catéchèse. L’utilisation d’une même traduction, tant dans la liturgie qu’en catéchèse, nourrira la mémoire du cœur avec des mots et des images pour témoigner de sa foi.

Pour répondre à cet enjeu, il est devenu nécessaire de soigner la traduction en langue vivante. Nous sommes dans une situation différente que celle des liturgies en latin où peu de gens connaissaient la langue. En plus de la langue vivante du peuple, il faut soigner le sens du texte en lien avec le texte original.

Le choix des mots et des expressions est aussi très important pour éviter toute ambiguïté dans la compréhension du sens de la phrase. La nouvelle traduction est pensée en fonction de la proclamation d’un texte qui sera entendu par une assemblée sans qu’elle l’ait sous les yeux. Pour être compris, ce texte doit être clair, avoir un vocabulaire connu et des phrases courtes. Dans la revue française Célébrer de septembre-octobre 2013, le père Delhougne donne des exemples de formulations claires quand nous avons le texte sous les yeux et qui deviennent ambiguës sans le texte « par exemple, la phrase “ il a bâti la maison ” peut s’entendre “ il abattit la maison ”. Au lieu de “Je suis la voie, la vérité et la vie ”, mieux vaut entendre : “ Je suis le chemin ( sinon est-ce “ voie ” ou “ voix ” ?), la vérité et la vie. »

Mgr Pierre Raffin, dominicain et évêque émérite de Metz, souligne dans une entrevue rapportée dans ce même numéro de la revue Célébrer :« Aujourd’hui, notre civilisation ne favorise pas l’écoute et cela rend difficile le déploiement de la liturgie de la Parole. En tout cas, il invite à soigner la proclamation de la Parole de Dieu, et à inciter les gens à écouter plutôt qu’à lire leur livret lors de la célébration. » Nous pouvons dire que ce travail de traduction de la Bible vient attester le lien vivant entre la Parole de Dieu et sa célébration.

Cette nouvelle traduction de la Bible laisse ouverte la question de l’aménagement de l’espace pour proclamer la Parole de Dieu. Dans nos églises, cette proclamation se fait à l’ambon dans le choeur et l’assemblée est dans la nef pour l’entendre. Quand l’église est prévue pour trois cents places et qu’il y a trois cents personnes, tout va bien. Cependant, quand nous avons quarante personnes dans la nef, cet aménagement convient moins bien pour que la parole soit bien reçue. Il serait alors judicieux de repenser l’aménagement de l’assemblée autour de la Parole.

« Cette Parole, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. » (Lc 4, 21)


+Jean-Pierre Blais
Évêque du diocèse de Baie-Comeau









 

 

 

 

 


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