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La relève sacerdotale

La célébration de la Journée mondiale de la prière pour les vocations (13 avril - 4e dimanche de Pâques) et l’ordination au presbytérat de Rémi Lepage, o.m.i., que j’aurai la joie de présider le 10 mai prochain m’invitent à vous partager quelques réflexions sur la relève sacerdotale dans l’Église de la Côte-Nord.

Le mot « pauvreté » est sans doute celui qui convient le mieux pour décrire la situation qui est la nôtre. En effet, Rémi deviendra seulement le deuxième prêtre originaire de la Côte-Nord depuis 1989. Comme toutes les pauvretés, notre disette de relève sacerdotale porte des conséquences. Elle génère de l’insécurité dans les communautés chrétiennes qui entrevoient le départ de leur pasteur à bref ou à moyen terme. Les prêtres ont le sentiment d’être « le dernier des Mohicans », ne voyant personne venir après eux pour prendre la relève. Chez certains, cela engendre de la tristesse et une certaine forme de découragement ou de déprime. Autre conséquence encore, le sentiment diffus dans l’ensemble de notre Église qu’il n’est plus pensable pour des jeunes de chez nous de s’engager dans la vocation sacerdotale; ce constat étant fait, il ne vaut donc plus la peine d’interpeller, à moins de vouloir perdre son temps.

Que faire alors? Y a-t-il quelque chose à faire? D’emblée, je réponds oui. Il faut d’abord prier pour les vocations comme le Seigneur nous l’a demandé : « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Mt 9, 38). À chaque année, à Noël, quand j’écris aux membres de l’Union diocésaine des malades pour la prière, je leur confie, comme première tâche, la prière pour les vocations sacerdotales et religieuses. Le Seigneur a répondu plus qu’il n’y paraît à ces prières. Bien que le nombre de vocations sacerdotales et religieuses originaires de la Côte-Nord soit demeuré très faible, quelques prêtres sont arrivés chez nous par des voies tout à fait imprévues, le dernier en date étant l’abbé Jimmy Delalin, prêtre « fidei donum » venu du diocèse de Lille en France. L’arrivée de ces quelques prêtres nous a permis de garder la tête hors de l’eau. J’invite les communautés chrétiennes à prier régulièrement pour la relève sacerdotale, à inclure dans les liturgies dominicales des intentions de prière à cet effet. En plus de répondre à la demande du Seigneur, cette prière pourrait raviver chez les chrétiens et les chrétiennes le désir de voir leur communauté donner des prêtres à notre Église. « C’est seulement dans un terrain spirituellement bien cultivé que fleurissent les vocations au sacerdoce ministériel et à la vie consacrée. » (Benoît XVI, message du Dimanche des vocations 2008)

Il nous faut, sans doute aussi, revisiter les conclusions du Congrès continental sur les vocations tenu à Montréal en 2002. Cette vaste réflexion, peu utilisée chez nous jusqu’à maintenant, pourrait sans doute nous aider à bâtir un projet diocésain de pastorale vocationnelle. Une discussion à l’équipe diocésaine a laissé entrevoir l’opportunité de créer un comité diocésain des vocations… dont il faudra sans doute se reparler!

J’accueillerai avec joie tous les commentaires que vous pourrez me faire sur le sujet. Bonne réflexion!

+Pierre Morissette
Mai 2008




La conversion pastorale

Du 11 au 14 février dernier, à titre de vice-président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), j’ai eu la chance de participer à une réunion annuelle des évêques de l’Amérique à Huntington, en banlieue de New York. Se retrouvaient à cette rencontre une vingtaine d’évêques de divers pays de l’Amérique latine, des Caraïbes, des États-Unis et du Canada. L’objectif de la réunion était de partager nos réactions sur le document final de la Conférence générale de l’Église latino-américaine tenue en mai dernier à Aparecida, au Brésil.

À prime abord, on aurait pu penser que ce document, centré sur la réalité de l’Amérique du Sud, n’avait pas grand-chose à apporter à des Nord-Américains du Canada et des États-Unis. Nos situations divergent tellement à tous les points de vue, semble-t-il. Pourtant, le thème même de la Conférence d’Aparecida éveille déjà en nous un certain intérêt : « Disciples et missionnaires pour que, en Lui, nos peuples aient la vie ». La réflexion de l’Église sud-américaine sur la « mission » rejoint nos propres interrogations : comment proposer Jésus Christ au monde d’aujourd’hui alors que nous devenons si pauvres en moyens et en action, pris que nous sommes à gérer la décroissance et à fermer un grand nombre de nos institutions?

En lisant le document final d’Aparecida, des défis communs apparaissent qui ont nom : renouveau pastoral, catéchèse, conversion pastorale. Je m’arrête quelque peu sur ce dernier terme qui nous est moins familier. La conversion pastorale… de quoi parle-t-on au juste? La conversion pastorale, c’est la conversion de toute l’Église et de chacun de ses membres, et notamment « la conversion des pasteurs » pour que les prêtres aussi bien que les évêques comprennent que leur ministère, de par sa nature même, comporte « une responsabilité partagée et une vraie participation de tous les fidèles » dans un esprit de communion authentique (Document final, no 368). La conversion pastorale, c’est aussi un changement de dynamique au sein des communautés chrétiennes : il faut passer « d’une simple pastorale de conservation des acquis à un ministère résolument missionnaire » (Document final, no 370).

Nous sommes en temps de Carême… temps de conversion par excellence. À nos réflexions personnelles et à notre prière, ne vaudrait-il pas la peine d’ajouter ce thème de la « conversion pastorale »?

Évêques, prêtres, diacres, agentes de pastorale, nous rêvons de communautés chrétiennes qui prennent le virage missionnaire. Qu’est-ce que cela veut dire pour nous, responsables de ces communautés? En quoi ce désir, ce rêve questionne-t-il le type d’action pastorale que nous menons? Comment intéresser et intégrer les membres des communautés chrétiennes à cette transformation? Il y a là sans doute matière à réflexion, méditation et prière…. jusqu’à Pâques et à la Trinité!

Bonne fin de Carême et Joyeuses Pâques!

+Pierre Morissette
Mars 2008




Une première visite

Du 6 au 18 décembre dernier, j’ai eu le bonheur de faire une première visite en Basse- Côte-Nord. J’utilise le mot « bonheur » très consciemment … car ce fut pour moi une expérience merveilleuse que de découvrir ce vaste territoire, sa géographie, ses paysages grandioses sous le froid soleil de décembre et surtout toutes ces personnes qui m’ont offert un accueil formidable fait de chaleur et de belle simplicité.

Parti de Baie-Comeau le 6 décembre au matin, j’ai fait un premier arrêt à Chevery où se trouve une toute petite communauté catholique. Le lendemain, je suis reparti vers Blanc-Sablon, à l’extrême est de la région de la Basse-Côte-Nord. Au cours de cette première fin de semaine, j’ai visité quatre communautés chrétiennes : Blanc-Sablon (St. Theresa), Lourdes-de-Blanc-Sablon, Middle Bay et Rivière St-Paul. L’étape suivante m’a conduit à St. Augustine et à la communauté amérindienne de Pakua Shipi. Puis vinrent les villages de La Tabatière, de Tête-à-la-Baleine et enfin de La Romaine où cohabitent la communauté amérindienne de Unamen Shipu et la petite communauté francophone de Sacré-Cœur.

J’ai découvert des communautés qui ont un grand désir de vivre et une fierté bien affirmée. L’absence de lien routier oblige à faire preuve de beaucoup de planification et d’imagination dans l’organisation de la vie quotidienne : on est loin des centres commerciaux et des supermarchés où l’on peut trouver en moins d’une demi-heure tout ce dont on a besoin. L’approvisionnement est plus difficile et on ne bénéficie pas d’autant de choix quand dans les centres urbains. La difficulté du transport entraîne aussi, pour les habitants de la Basse-Côte-Nord, des prix plus élevés qu’ailleurs pour tous leurs achats. Si je fais exception des communautés amérindiennes, tous ces villages suivent la tendance générale de la Côte-Nord au plan démographique : diminution et vieillissement de la population. La situation difficile du secteur des pêches et l’absence d’autres industries amènent un exode de la population, permanent pour un certain nombre de personnes qui quittent définitivement la région, saisonnier pour d’autres qui vont travailler à l’extérieur surtout dans le domaine de la construction.

Au plan de la vie chrétienne, les communautés de la Basse-Côte-Nord sont appelées à relever les mêmes défis que partout ailleurs dans le diocèse : défi de l’éducation de la foi et défi de la participation à la vie communautaire. Ces communautés sont desservies de façon permanente par un prêtre et sept religieuses. De plus, un prêtre du diocèse de Corner Brook assure le service dominical dans la région de Blanc-Sablon et un missionnaire oblat visite La Romaine à quelques reprises durant l’année. À Noël et à Pâques, ces communautés accueillent généralement des prêtres venant de l’extérieur, parfois d’aussi loin que Halifax ou Toronto. Notre Église sera sans doute appelée à réfléchir sur le moyen d’offrir à ces communautés une présence sacerdotale permanente un peu plus étoffée.

Je suis fort heureux de ce premier séjour en Basse-Côte-Nord. J’ai vu un peu le territoire; j’ai pris contact avec un bon nombre de personnes; j’ai pu visiter les églises et les diverses résidences qui abritent le personnel ecclésial; j’ai acquis une meilleure perception de la situation pastorale. Je suis donc un peu moins étranger à ce vaste pays. Merci à toutes les personnes qui m’ont reçu et accompagné de manière très amicale. Et que dire de la température extraordinaire tout au long du voyage… jusqu’au jour prévu de mon retour à la maison! Mais il était juste que je découvre aussi cette dimension des voyages en Basse-Côte-Nord. Cette journée de retard m’a d’ailleurs permis de rédiger ces premières impressions!

+Pierre Morissette
Janvier 2008






 

 

 

 

 


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